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Ces films nous concernent, soit parce qu’ils traitent de la violence sexuelle elle-même même la plus insidieuse, soit parce qu’ils comportent des scènes sexuelles très crues donc violentes (question de la limite entre art et pornographie), soit, plus éloigné qu’ils se réfèrent à l’univers carcéral.

BERLIN - Angelina Jolie a déclaré lundi qu´elle souhaitait que son premier film à titre de réalisatrice, «In the Land of Blood and Honey», entraînera la tenue d´un plus large débat sur la question du viol — ce qui aiderait, selon les procureurs de la Cour pénale internationale, à traduire les coupables en justice.
L´actrice était de passage à Berlin pour y présenter ce long métrage, qui a comme trame de fond la guerre en Bosnie.
En soirée, le groupe Cinéma pour la paix lui a décerné un «prix honoraire» soulignant «son opposition à la guerre et au génocide».
Angelina Jolie a scénarisé et réalisé cette histoire d´amour entre une Bosniaque musulmane et un Bosniaque serbe, qui se transportera dans les camps de réfugiés où les viols sont monnaie courante.
«J´estime qu´il est important de faire la lumière sur ces enjeux importants», a-t-elle déclaré devant quelques journalistes.
«C´est peut-être une chose étrange à dire pour une réalisatrice et une cinéaste, mais je veux que les gens ressentent un certain inconfort en visionnant le film. Ils devraient se fâcher et ils devraient vouloir que l´on intervienne, ils devraient vouloir y mettre fin et être en colère», a-t-elle lancé.
Source : Associate Press - 13/02/2012


de Malgorzata Szumowska
Casting : Juliette Binoche, Anaïs Demoustier, Joanna Kulig, Tous Film franco-polonais en couleur, 2011
Anne, journaliste dans un grand magazine féminin enquête sur la prostitution estudiantine. Alicja et Charlotte, étudiantes à Paris, se confient à elle sans tabou ni pudeur. Ces confessions vont trouver chez Anne un écho inattendu. Et c’est toute sa vie qui va en être bouleversée.
Libération : Critique du 01 février 2012 : «Elles», filles de choix Par GÉRARD LEFORT
La vie bousculée d’une bourgeoise au contact d’un duo d’escort-girls


Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…
Lire la critique du Figaro 13/01/2012 : Polar polaire Par Jean-Christophe Buisson


Chez eux, en banlieue, Will et Lynn Cameron se sentent en sécurité. Dans leur maison, la nuit, ils dorment avec le sentiment que leurs trois beaux enfants sont parfaitement protégés. Lorsque Annie, leur fille de 14 ans, se fait un nouvel ami sur Internet – Charlie, un garçon de 16 ans rencontré sur un forum – Will et Lynn ne s’inquiètent pas. Ils se disent qu’il est normal que des adolescents échangent grâce aux nouvelles technologies.
Après plusieurs semaines de conversations en ligne, Annie se sent de plus en plus attirée par Charlie. Même si peu à peu, elle réalise qu’il n’est pas ce qu’il prétend être, elle continue à être fascinée par lui. Le masque finira par tomber et cela va déclencher un engrenage que personne n’aurait pu imaginer, mais qui changera définitivement la vie de toute la famille…
Source : Allociné
Lire la critique du Monde du 17/01 : "Trust" : avertissement à l´usage des adolescents et de leurs parents


Film français en couleur, 2012 de Raphaël Siboni
Un portrait de HPG, acteur, réalisateur et producteur de films pornographiques, entièrement conçu à partir des milliers d´heures de making-of enregistrées lors de ses tournages. Plus qu´une simple archive sur les coulisses du X, ce film documentaire s´interroge sur la pornographie et la passion pour le réel qui la caract


A dangerous method : Drame réalisé en 2011 par David Cronenberg
Résumé : Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d´hystérie, est soignée par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse en même temps que sa patiente. Leur relation est révélée lorsque Sabina entre en contact avec Sigmund Freud. Ce dernier désapprouve cette liaison : les deux hommes vont confronter leurs méthodes lors d´un face à face sans concession.
Source : Télérama


Shame, Drame réalisé en 2011 par Steve McQueen
Résumé : Brandon, trentenaire célibataire new-yorkais, cache à son entourage son addiction au sexe. Sa soeur, Sissy, une chanteuse un peu paumée, arrive sans prévenir à New York et s´installe dans son appartement. Acculé, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie.
Source : Télérama


Documentaire de Marc Evans.
Au moment même où William Francome nait, le 9 décembre 1981, un homme est arrêté pour le meurtre d’un policier de l’autre coté de l’Atlantique. Cet homme est noir, journaliste et ancien Black Panther, et s’appelle Mumia Abu-Jamal. Pendant que William grandit paisiblement dans une banlieue de Londres, Mumia devient peu à peu un des plus célèbres condamnés à mort américain. En 2006, à 25 ans, William décide de partir sur les traces de celui qui a été en prison durant toute sa propre vie. Il va découvrir le passé incroyable du Philadelphie des années 80 et dévoiler tout un pan oublié de l’histoire sociale et politique récente des États-Unis. Le film le suit dans ce parcours et l’accompagne d’images d’archives inédites et de nombreuses interviews de personnalités et intellectuels américains, de Noam Chomsky... à Snoop Dogg. Alors que la France s’apprête à fêter les 30 ans de l’abolition de la peine de mort par le gouvernement de François Mitterrand, le 9 décembre 2011 sera le trentième anniversaire de l’incarcération de Mumia Abu-Jamal dans les couloirs de la mort en Pennsylvanie. Il y a plus de 3250 condamnés dans les couloirs de la mort des Etats-Unis. A l’approche des élections présidentielles américaines de 2012, les exécutions s’accélèrent.


Un film de Markus Schleinzer - Genre Drame, Avec Michael Fuith, David Rauchenberger, Gisela Sacher, Ursula Strauss, Christine Klain, Nora Von Waldstätten
Michael, 35 ans, célibataire, pourrait presque passer pour un citoyen autrichien parfaitement normal : il prend son petit déjeuner et sa voiture le matin, travaille dans des bureaux, s’évertue à entretenir des rapports polis avec ses collègues et son voisinage, part en vacances au ski, habite un petit pavillon de banlieue, regarde tranquilement la télévision le soir… Une vie tout ce qu’il y a de plus banale et traditionnelle, à laquelle chacun pourrait s’identifier, si ce n’était un détail « de taille » : Michael garde enfermé chez lui Wolfgang, un petit garçon de 10 ans, avec qui il entretient parfois des rapports sexuels non consentis…
Michael est pédophile, mais Markus Schleinzer le filme avec une troublante normalité. En découpant plan après plan le rythme presque maniaque de son quotidien, le cinéaste met sur le même plan le déjeuner de Michael avec ses collègues et la relation de l’adulte avec l’enfant. A travers cette mise en scène sèche et glaçante, tout en plans fixes, qui rappelle celle d’un Michael Haneke (avec lequel Schleinzer a justement longtemps travaillé), le film laisse s’insinuer une troublante et menaçante ambiguité : le spectateur devient malgré lui le voyeur d’une horrible relation, tant perverse que criminelle… Effet de malaise garanti !
On reste d’autant plus gêné que Michael demeure doux et attentionné à l’égard de l’enfant, avec qui il prend ses repas, joue et même fête Noël… C’est comme si l’on cherchait à nous faire douter de l’ignominie de cette relation. Doute parfaitement illustré par une séquence centrale, qui demeurera peut-être comme le « climax » du long métrage : imitant la scène d’un film de série B qu’il a vu à la télé, Michael sort son sexe devant Wolfgang, prend un couteau dans la main et lui demande lequel du couteau ou du sexe il préfère qu’il lui enfonce… Quand l’enfant répond sans la moindre hésitation « le couteau », on ne sait plus si l’on doit se tordre de rire ou être horrifié de la situation, d’autant qu’elle est filmé frontalement en un seul plan large et plan séquence !
Même si le style se révèle bien moins puissant que celui d’Haneke, dont on a souvent l’impression ici d’assister à une imitation sans relief, ce « Michael » demeure quand même une œuvre intéressante, dont le pouvoir de fascination dérange et questionne. Qui sont les gens qui nous entourent ? Et si le pire des monstres n’était autre que mon voisin de palier si sympathique ? Sans compter toutes ces zones d’ombre que l’on retrouve en chacun de nous : comment se préserver de ne jamais répondre à nos plus vils instincts ou de verser dans l’horreur du fait divers ?
Source : Cinémathèque de Phil Siné
Critique le Monde 08/11/2011 : "Michael" : la dissection clinique du quotidien d´un pédophile


Un film de Arnaud Gaillard, Florent Vassault
Au cœur des États-Unis, Curtis, Golda et Veldean se trouvent confrontés à l´absurdité et à la violence de la peine de mort. Pendant ce temps à Huntsville, petite ville du Texas, les exécutions rythment le quotidien.
Critique le Monde 08/11/2011 : "Honk" : un road-movie mélancolique sur la peine de mort


Un film de Mika Gianotti (2011), Genre Documentaire
Le Président de la Cour d’Assises de Saint-Omer prépare et dirige deux procès d’affaires criminelles. Des coulisses à la salle d’audience, des magistrats aux accusés et aux jurés, la réalisatrice donne à voir un exemple de justice en action, vers l’humanité, avec humanité, à travers le portrait d’hommes confrontés les uns aux autres et à eux-mêmes.
Critique le Monde 08/11/2011 : "Zones d´ombre" : l´exercice de la justice, du point de vue du magistrat


Synopsis : Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l´on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c´est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec... Comment ces flics parviennent-ils à trouver l´équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ?
Source : Télérama
Critiques du film :
- le 19/10/11 : Télérama : “Polisse” analysé par un psychiatre criminologue. Expert en criminologie, Roland Coutanceau commente le film “Polisse”, de Maïwenn. Il insiste sur l´écoute des victimes, mais aussi des auteurs de violences.
- le 18/10/11 : Le NouvelObs : "Polisse" : Maïwenn contre les pédophiles


Thriller réalisé en 2011 par Tristan Aurouet
Synopsis : Vincent Descharnes est un petit flic de province véreux, obséquieux avec les forts, manipulateur avec les faibles. Il y a dix ans, il a enterré une sale affaire pour sauver sa peau. Wilson et Stan ont en commun leur passion pour Déborah mais aussi un lourd secret. Il y a dix ans, ils ont subi un traumatisme dont aucun enfant ne peut se remettre. Aujourd´hui, ce passé les rattrape. Si Wilson veut oublier, Stan veut parler. L´étau se resserre sur Vincent Descharnes. Mais ce n´est pas un gamin qui va l´arrêter.
Source : Télérama
Voir la critique du Monde du 20/09/11 : "Mineurs 27" : un polar stylisé sur fond de pédophilie


* Présumé coupable réalisé par Vincent Garenq - 2011
Résumé : Le film raconte le calvaire d´Alain Marécaux - "l´huissier" de l´affaire d´Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme pour d´horribles actes de pédophilies qu´ils n´ont jamais commis. C´est l´histoire de la descente en enfer d´un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l´histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.
Source : Télérama
Critique du Républicain Lorrain du 04/09/2011 : Retour à Outreau
Dix ans après avoir été accusé à tort de pédophilie, Alain Marécaux entend tourner définitivement la page avec Présumé coupable, un film de Vincent Garenq adapté de sa Chronique de mon erreur judiciaire. par Michel BITZER


Film d´Eva Ionesco
Hannah et Violetta forment un couple hors du commun : Mère insaisissable et fillette en quête d´amour maternel, artiste fantasque et modèle malgré elle.
Lorsqu´Hannah demande à sa fille si elle veut être son modèle, tout bascule dans la vie de Violetta qui vivait jusque là avec sa tendre grand mère. D´une enfance banale elle devient égérie du milieu branché parisien..
Critique le Télégramme du 28/06/2011 : Pour son premier long-métrage, Eva Ionesco a choisi de porter à l´écran une partie de sa propre vie. Un récit sulfureux qui bouscule le spectateur mais dont l´un des atouts réside, une nouvelle fois, dans la performance époustouflante d´Isabelle Huppert. Lire la suite en ligne
Dire que le premier film d’Eva Ionesco, comédienne et photographe, relève de la catharsis est un délicat euphémisme. Choisie comme modèle dès l’âge de quatre ans par sa mère (la très controversée Irina Ionesco) et posant parfois nue pour elle, la cinéaste néophyte raconte peu ou prou son histoire et ses traumas très fondateurs dans ‘My Little Princess’. L’essentiel des qualités du film se niche dans ce « peu ou prou ». Si Eva Ionesco ne fait pas mystère du caractère autobiographique de son premier essai, elle privilégie néanmoins la fiction distanciée et la stylisation formelle. Une bonne idée qui lui permet d’échapper au pathos et à la complaisance.
Fin des années 70, Paris. Violetta, dix ans, vit chez sa grand-mère et ne reçoit qu’épisodiquement les visites de sa maman, Hannah, qui consume ses nuits dans les boîtes branchées de la capitale. Équilibre précaire, mais équilibre tout de même. Bientôt, patatras, tout bouge. Hannah, la photographe, prend sa fille comme modèle, l’incite à adopter poses lascives et attitudes plus qu’équivoques. Gros succès dans les galeries d’Art, à Paris comme à Londres, puis dans les magazines friands de lolitas. La gamine, qui ne comprend pas grand chose à ce qui lui arrive, devient une égérie et un objet de désir offert aux regards. Elle y perd une part considérable de son identité d’enfant.
Pour raconter cette (son) histoire glauque, Eva Ionesco dédaigne avec une belle intransigeance les voies balisées du « film-dossier » (sujet potentiel : l’Art et la pédopornographie) et du règlement de compte perso exhibé sur grand écran. Plus proche du conte de fées versant noir que du précipité réaliste, ‘My Little Princess’ épouse au plus près la déraison manipulatrice de la mère (Isabelle Huppert), l’incompréhension puis les résistances de la gamine et, surtout, les relations brûlantes entre les deux. Si Eva Ionesco se perd parfois dans d’inutiles digressions oniriques et si ses personnages secondaires paraissent bien artificiels, le film entraîne dans son univers fantasmagorique et ambivalent. Inégal, certes, mais tout sauf anodin.


De Benoît Jacquot
En 1865, dans le sud de la France, une jeune villageoise quitte la maison paternelle pour suivre un vagabond dans les bois. De gré ou de force ?
Le Monde du 14 octobre 2010 : Jean-Luc Douin "Au fond des bois" : Joséphine, victime ambiguë d´une énigme judiciaire"
L´histoire est vraie. Elle a été relatée par la juriste Marcela Iacub dans une chronique du journal Libération. En 1865, dans le sud de la France, un mendiant estropié de 25 ans demande l´hospitalité chez un médecin. Il se fait passer pour sourd-muet, voyant, fils de Dieu, et viole la fille de son hôte, vertueuse bourgeoise, avant de l´entraîner avec lui au fond des bois. Retrouvée et ramenée à sa vie convenable, cette jeune fille devient l´héroïne d´une énigme juridique. Lire la suite

Lettre N°28 - Février 2012 : Qui se souvient ?
